Médias Chaine Humaine 11 mai

11
mai
2013

Notre-Dame-des-Landes. Les opposants gardent la main

Le Télégramme Nantes 11 mai 19h10

La chaîne humaine autour du site du projet d'aéroport était presque continue, ce samedi après-midi, à Notre-Dame-des-Landes (44). 12.000 manifestants selon la préfecture, pas loin de 40.000 selon les organisateurs : la mobilisation reste en tout cas importante.


Si l'on considère qu'une personne a une envergure, bras déployés, d'un bon mètre en moyenne (il y avait pas mal d'enfants), il devait y avoir quelque 20.000 personnes à se tenir la main sur les 25 km autour du site du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce samedi après-midi. 12.000 selon la police, près de 40.000 selon les organisateurs, représentant des dizaines d'associations ou de partis politiques. Les chiffres avoisinent ceux de la précédente grosse manifestation, celle de la mi-novembre. Quelques trous persistaient dans les rangs mais il y avait aussi des endroits où les gens se tenaient plus serrés voire sur deux rangs.


Ambiance bon enfant
Les participants sont arrivés vers 13 h, pour beaucoup d'entre eux, et ont commencé à pique-niquer dans les champs, sur la route. Une ambiance bon enfant, avec des pancartes hostiles au projet d'aéroport (le fameux panneau jaune avec un avion, barré de rouge) ou aux autorités de l'Etat ("Notre Dame d'Hollande, Ayrault port du délire"), quelques perruques de couleur, des poussettes, un convoi de faux guerilleros avec des armes factices... Tous les âges étaient représentés. Les jeunes occupant le site depuis l'automne avaient toutefois annoncé ne pas vouloir spécialement participer à l'événement. On notait la présence d'élus européens ou régionaux, et d'un leader national, Eva Joly pour les Verts.


A pied pour les voisins, à vélo pour ceux habitant le département voire un peu au-delà, en voiture ou en car, parfois depuis le Languedoc ou la Suisse et même d'Angleterre... Les moyens de transport étaient variés pour les manifestants, l'avion, toutefois, ayant dû être fort peu usité.

 

 
 

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2013

A Notre-Dame-des-Landes : «Il faut abandonner ce projet pharaonique»

Libération 11 mai 2013 à 21:30

liberation-001REPORTAGE + VIDÉO Les opposants au projet d'aéroport ont formé une chaîne humaine de 25 kilomètres autour du site samedi. Propos recueillis parmi les manifestants, connus ou anonymes.

Par JUSTINE RIGHO envoyée spéciale à Notre-Dame-des-Landes
La chaîne humaine encerclant les 25 km du site de Notre-Dame-des-Landes a rassemblé 40 000 personnes samedi selon les organisateurs (13 500 selon la préfecture). Ce rassemblement citoyen, dont l’objectif est l’abandon du projet d'aéroport qui doit être construit ici, a été suivi par des manifestants venus des quatre coins de la France mais également au-delà des frontières. Bretons pour la plupart mais également Vendéens, Suisses, Basques, Bourguignons, Belges. Ils se sont tous tenus la main… en présence des eurodéputés EELV et d’Eva Joly. Paroles recueillies au cours de la manifestation.

Eva Joly, ancienne candidate à la présidentielle d’EELV, venue soutenir les manifestants, a pris part à la chaîne humaine. «Cette manifestation est différente des précédentes car nous avons déjà obtenu quelques victoires. Il y a de l’espoir et je suis là pour dire : "Jean-Marc (Ayrault), il faut abandonner ce projet pharaonique" et "Vinci, nous ne lâcherons rien"». Pour Eva Joly « continuer le projet est contraire au bon sens et au respect de l’écologie. Ce projet est absurde écologiquement et économiquement ». « Cet aéroport ne créera pas d’emplois, il ne fait que les déplacer. Alors que la reconversion écologique, elle, crée des emplois. Il faut utiliser cet argent pour la reconversion écologique ».

Françoise Verchère, conseillère générale PG de Loire-Atlantique et membre de la Cedpa (comité d’élu(e)s doutant de la pertinence de l’aéroport) : « Je ne vois pas sauf opération militaire comment ils pourront faire des travaux. Nous ne bougerons pas ! Il y a de plus en plus de cabanes et de plus en plus de personnes à expulser. Le seul risque c’est l’usure ! » « Le fait que les personnes viennent de toute la France est symbolique du ras-le-bol des Français face à la manière dont les politiques se comportent ». Selon l'élue, « la crise joue un rôle positif pour la mobilisation contre le projet d’aéroport ».


Les « naturalistes en lutte » François de Beaulieu et Guy Bouriès : «Après ces six mois passés sur le terrain, nous croyons encore plus à la fin du projet de l’aéroport. On l’avait dit et on le redit, le projet ne fonctionne pas. Maintenant, nous sommes plus confiants car les experts mandatés par l’Etat ainsi que les scientifiques disent la même chose que nous, à savoir qu’il y a de nombreuses défaillances sur le volet environnemental. Les agriculteurs locaux nous accompagnent désormais dans la recherche d’informations ». «Il faut savoir que si les travaux ont été repoussés à fin 2013 c’est en raison de la préservation des espèces protégées comme les libellules et les tritons. Les chauves-souris ont quant à elle été totalement oubliées», souligne Guy Bourlès.

Regula, 40 ans, bénévole à Greenpeace, venue de Zurich : « Je souhaite marquer le coup et dire que c’est pas normal de détruire la nature. Je suis venue à Notre-Dame-des-Landes pour faire passer le message en Suisse où nous en parlons très peu. Je ne connais pas très bien les enjeux politiques du projet » mais ce dernier « est tragique pour les générations futures. » « J’ai pris de nombreuses photos que je partagerai ensuite sur les réseaux sociaux et sur le site du groupe Greenpeace de Zurich ».

Régine, 49 ans, venue du Pays Basque participer à la chaîne humaine : « Dans le pays Basque, nous avons l’habitude de batailler. Cette chaîne humaine était l’occasion de venir soutenir les anti-aéroport. Il faut continuer à avancer dans le mouvement contre les grands projets inutiles ».

Jérôme (prénom modifié), habitant de la ZAD (Zone d'aménagement différé, ou «zone à défendre» pour les opposants), portant un tee-shirt « La Zad partout » : « L’objectif populaire est que le projet n’aboutisse pas. Mais ce qui fait la richesse de cette lutte c’est la diversité des actions, des techniques. Nous ne sommes pas en manque d’idées. 200 comités régionaux sont prêts à agir et à réagir à toute nouvelle tentative d’intrusion sur la ZAD. Nous avons encore beaucoup de boulot! Ce n’est pas le moment de se relâcher».

Solvey, 21 ans, de Landaul (Morbihan), étudiante en architecture du paysage. « Jean-Marc Ayrault s’est décrédibilisé dans cette affaire et revient sans cesse sur ses positions. Ce qui prouve que le projet n’est pas viable. C’est la première fois que je viens sur la Zad et je trouve important de se mobiliser.»

Fils d’agriculteur et urbaniste à Poitiers, Gaëtan ne comprend comment ce projet ne puisse aboutir. « Il faut changer de modèle. Les zones commerciales sont dépassées ainsi que les grands aéroports qui remplacent des terres agricoles. Il faudrait recréer un système ».

Pierre, un Vendéen de 27 ans : « Ce projet symbolise l’ensemble des méfaits de nos institutions. La chaîne humaine est une manifestation très politique mais citoyenne. Toutes les décisions sont prises pour des intérêts particuliers. C’est un modèle contre lequel je me bats et Notre-Dame-des-Landes est selon moi, un projet fondamentalement destructeur. Pour eux, l’important c’est qu’ils rapportent des bénéfices à des actionnaires.»

Pascale, 48 ans, vient de Dijon et porte un drapeau arc-en-ciel, symbole de paix. « La Zad n’est qu’un départ. Il y en a marre de cette robotisation. Je crois profondément à la fin du projet. C’est l’objectif final mais il reste encore beaucoup de boulot.»

 

 

 

 

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2013

Notre-Dame-des-Landes: une chaîne humaine de 25 km

SOCIETE BFM TV

Entre 12.000 et 40.000 opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont constitué samedi une chaîne humaine géante.

 

Plusieurs milliers de personnes ont formé samedi sur 25 kilomètres une chaîne humaine géante encerclant ainsi le site du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, auquel elles s'opposent.

Néamoins les estimations restaient très divergentes, entre la préfecture de Loire-Atlantique selon laquelle les manifestants n'étaient que 12.000 et la chaîne n'était pas tout à fait complète, et les organisateurs, qui estiment qu'il y avait de quoi faire "une chaîne et demie", soit 40.000 personnes.

Des habitants de Béziers, de Lille ou de l'Hérault avaient passé la nuit sur les routes pour arriver à temps. Des retraités en tenue de randonnée mais aussi des familles entières avec de jeunes enfants étaient présents, munis de drapeaux à l'effigie du mouvement d'opposition, un avion barré de rouge.
"Nous voulons l'arrêt du projet"
Des opposants se réclamant pour la plupart des plus de 200 comités anti Notre-Dames-des-Landes de toute la France, mais aussi des représentants de partis politique comme le NPA ou Europe-Écologie-Les Verts et le Parti de Gauche, étaient présents.

"Le projet n'est pas abandonné: ce que nous voulons c'est l'arrêt de ce projet", a souligné sur place l'ancienne candidate à la présidentielle d'EELV Eva Joly.

"Nous avons bien conscience que les porteurs du projet n'ont pas intention d'abandonner et que leur stratégie est l'enlisement", a pour sa part souligné une des opposantes historiques, Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) et présidente du Cedpa (élus doutant de la pertinence de l'aéroport).

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